Dubai Telegraph - Venezuela: le président Maduro investi pour un 3ème mandat, "un coup d'Etat" selon l'opposition

EUR -
AED 4.184329
AFN 71.779478
ALL 94.317362
AMD 418.797437
ANG 2.039926
AOA 1044.799931
ARS 1683.401049
AUD 1.65243
AWG 2.052285
AZN 1.940367
BAM 1.956731
BBD 2.298144
BDT 140.346781
BGN 1.926534
BHD 0.430205
BIF 3388.72322
BMD 1.139367
BND 1.476338
BOB 7.884683
BRL 5.892467
BSD 1.141073
BTN 107.09749
BWP 15.506787
BYN 3.309347
BYR 22331.595981
BZD 2.294842
CAD 1.616546
CDF 2583.52018
CHF 0.922202
CLF 0.026706
CLP 1051.054553
CNY 7.745589
CNH 7.746096
COP 3924.55012
CRC 518.046501
CUC 1.139367
CUP 30.193229
CVE 110.316523
CZK 24.252685
DJF 203.191142
DKK 7.474055
DOP 67.0419
DZD 151.95429
EGP 56.308777
ERN 17.090507
ETB 183.96007
FJD 2.560443
FKP 0.863477
GBP 0.86245
GEL 3.013646
GGP 0.863477
GHS 12.865122
GIP 0.863477
GMD 83.174013
GNF 9997.71331
GTQ 8.705104
GYD 238.793625
HKD 8.93547
HNL 30.530197
HRK 7.534406
HTG 149.121795
HUF 353.691449
IDR 20338.84285
ILS 3.417788
IMP 0.863477
INR 107.475648
IQD 1494.711224
IRR 1566914.661418
ISK 143.993205
JEP 0.863477
JMD 179.709454
JOD 0.807792
JPY 184.349039
KES 147.545308
KGS 99.638077
KHR 4579.897862
KMF 494.485645
KPW 1025.430826
KRW 1752.949874
KWD 0.35286
KYD 0.950848
KZT 553.620998
LAK 25044.807094
LBP 102180.362238
LKR 383.540816
LRD 207.837983
LSL 18.755842
LTL 3.364254
LVL 0.689192
LYD 7.324646
MAD 10.699297
MDL 20.230537
MGA 4826.423625
MKD 61.680319
MMK 2392.271819
MNT 4078.851706
MOP 9.217086
MRU 45.537668
MUR 53.823799
MVR 17.603538
MWK 1978.593566
MXN 19.92514
MYR 4.630417
MZN 72.810351
NAD 18.755842
NGN 1571.77945
NIO 41.989796
NOK 11.312782
NPR 171.356536
NZD 2.016207
OMR 0.438087
PAB 1.141033
PEN 3.890834
PGK 5.007339
PHP 69.739526
PKR 317.553662
PLN 4.285559
PYG 6964.466697
QAR 4.159143
RON 5.239385
RSD 117.350276
RUB 89.663082
RWF 1671.039125
SAR 4.285033
SBD 9.17413
SCR 16.025826
SDG 683.620592
SEK 11.078249
SGD 1.473817
SHP 0.850653
SLE 28.257426
SLL 23891.963457
SOS 652.124608
SRD 42.706899
STD 23582.599464
STN 24.511448
SVC 9.983707
SYP 125.93664
SZL 18.745413
THB 37.955164
TJS 10.560078
TMT 3.987785
TND 3.38188
TOP 2.743323
TRY 53.140772
TTD 7.754656
TWD 36.316762
TZS 2993.770345
UAH 51.217419
UGX 4187.992761
USD 1.139367
UYU 45.801593
UZS 13705.52146
VES 707.265554
VND 29951.113742
VUV 135.788958
WST 3.168447
XAF 656.286559
XAG 0.019402
XAU 0.000281
XCD 3.079197
XCG 2.056378
XDR 0.81621
XOF 656.283678
XPF 119.331742
YER 271.881482
ZAR 18.737684
ZMK 10255.669674
ZMW 20.554231
ZWL 366.875755
  • AEX

    3.3900

    1064.09

    +0.32%

  • BEL20

    -23.5300

    5716.47

    -0.41%

  • PX1

    -10.0600

    8374.86

    -0.12%

  • ISEQ

    -126.8300

    13811.02

    -0.91%

  • OSEBX

    3.2300

    1903.77

    +0.17%

  • PSI20

    17.3600

    9153.4

    +0.19%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.8700

    4287.2

    +1.01%

  • N150

    -0.8300

    4148.56

    -0.02%

Venezuela: le président Maduro investi pour un 3ème mandat, "un coup d'Etat" selon l'opposition
Venezuela: le président Maduro investi pour un 3ème mandat, "un coup d'Etat" selon l'opposition / Photo: Federico PARRA - AFP

Venezuela: le président Maduro investi pour un 3ème mandat, "un coup d'Etat" selon l'opposition

"Je le jure": le président vénézuélien sortant Nicolas Maduro, fort du soutien de l'armée et d'une administration aux ordres, a prêté serment vendredi pour un troisième mandat de six ans lors d'une cérémonie qualifiée de "coup d'Etat" par l'opposition, qui revendique la victoire à la présidentielle de juillet.

Taille du texte:

"Je jure que ce nouveau mandat présidentiel sera celui de la paix, de la prospérité, de l'égalité et de la nouvelle démocratie. Je le jure par l'histoire, je le jure sur ma vie. Je tiendrai parole!", a-t-il lancé devant le président de l'Assemblée Jorge Rodriguez qui a ensuite déclaré: "Vous êtes investi comme président constitutionnel".

M. Maduro est arrivé au Palais de l'Assemblée nationale vers 10h30 locales (14H30 GMT), passant entre une haie de soldats en tenue de gala avant d'entrer dans le bâtiment où il a longuement serré les deux mains du président cubain Miguel Diaz-Canel, l'un des rares chefs d'Etat présents, signe de son isolement international.

La plupart des personnalités du pouvoir, dont le ministre de l'Intérieur Diosdado Cabello ou le ministre de la Défense Vladimir Padrino Lopez, personnages-clefs dans la répression des troubles post-électoraux, étaient aussi là.

"Un coup d'État a été accompli", a aussitôt réagi la principale coalition d'opposition, Plataforma Unitaria, dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

La coalition évoque "l'usurpation du pouvoir par Nicolas Maduro (...), soutenu par la force brute et ignorant la souveraineté populaire exprimée avec force le 28 juillet".

"C'est Edmundo Gonzalez Urrutia", le candidat de l'opposition lors du scrutin présidentiel, "qui doit être investi aujourd'hui ou demain (...) La volonté du peuple se fera respecter", conclut le texte.

La zone de l'Assemblée dans le centre de Caracas était quadrillée par les forces de l'ordre alors que la télévision publique diffusait des images de centaines de partisans de M. Maduro défilant dans les rues pour célébrer son investiture.

Le pouvoir a fait fermer vendredi à l'aube la frontière avec la Colombie, invoquant un "complot international visant à troubler la paix des Vénézuéliens".

La cérémonie d'investiture intervient au lendemain de manifestations de l'opposition qui conteste la victoire du chef de l’État socialiste de 62 ans à l'élection du 28 juillet, dont la proclamation a été suivie de troubles meurtriers et de milliers d'arrestations.

Le candidat de l'opposition Edmundo Gonzalez Urrutia assure avoir remporté ce scrutin et a répété jeudi, en République dominicaine, à une heure d'avion de Caracas, qu'il était le "président élu". Sans faire plier celui qui a succédé en 2013 à Hugo Chavez et dirige depuis le Venezuela d'une main de fer.

"El 10, juro con Maduro por el futuro !" (le 10, je prête serment avec Maduro pour l'avenir) : le slogan avait été placardé sur de nombreux murs pendant des semaines. Jeudi, le pouvoir a enfoncé le clou, avec une marche de soutien au président sortant qui a traversé une partie de la capitale.

- "Enlèvement" ? -

La manifestation de l'opposition jeudi a réuni des milliers de personnes qui criaient "nous n'avons pas peur !" ou tenaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "la liberté ne se mendie pas, elle se conquiert".

Elle a donné lieu à une certaine confusion en fin de journée quand l'opposition a annoncé la "violente" arrestation de sa cheffe Maria Corina Machado, puis sa libération.

Le pouvoir a démenti cette version des faits, le procureur général Tarek William Saab dénonçant "une opération psychologique en vue de déclencher la violence au Venezuela".

La cheffe de l'opposition vivait dans la clandestinité depuis la présidentielle à laquelle elle n'avait pas pu se présenter parce que déclarée inéligible. Elle a soutenu la candidature de M. Gonzalez Urrutia, qui s'est quant à lui exilé en septembre.

Le Conseil national électoral (CNE) a proclamé M. Maduro vainqueur avec 52% des voix mais sans publier les procès-verbaux, se disant victime d'un piratage informatique, une hypothèse jugée peu crédible par de nombreux observateurs.

L'annonce du CNE avait provoqué dans tout le Venezuela des manifestations, durement réprimées. Bilan des troubles post-électoraux : 28 morts, plus de 200 blessés et 2.400 personnes arrêtées pour "terrorisme".

Une vague d'arrestations a également eu lieu dans les jours qui ont précédé l'investiture du chef de l'Etat.

- L'armée, pilier du pouvoir -

Comme pendant les manifestations de 2014, 2017 et 2019, qui ont fait plus de 200 morts, M. Maduro a pu compter sur le soutien de l'armée, un pilier de son pouvoir, ainsi que sur une justice aux ordres.

"Le secteur militaire est encore plus crucial qu'il ne l'était avant l'élection (...). Sans le contrôle des institutions militaires, le gouvernement se retrouverait avec un pouvoir extrêmement précaire", explique Mariano de Alba, un analyste spécialiste des relations internationales travaillant à Londres.

Le président socialiste, qui a promis au cours de sa campagne électorale une amélioration de la situation économique, devra trouver des solutions pour renouer avec la croissance, le Venezuela ayant enregistré une contraction de son PIB de 80% entre 2013 et 2023.

Isolé sur le plan international, il lui sera difficile de faire lever les sanctions qu'il devra donc tenter de contourner afin que son pays puisse exploiter ses immenses réserves pétrolières sans avoir à les brader en raison de l'embargo.

Z.W.Varughese--DT