Dubai Telegraph - Au Kenya, les abeilles comme solution au conflit entre éléphants et êtres humains

EUR -
AED 4.189195
AFN 71.863394
ALL 94.21881
AMD 419.878305
ANG 2.0423
AOA 1046.015122
ARS 1685.364164
AUD 1.653202
AWG 2.054673
AZN 1.920848
BAM 1.956208
BBD 2.297479
BDT 140.589301
BGN 1.928775
BHD 0.43008
BIF 3393.577513
BMD 1.140693
BND 1.475495
BOB 7.899473
BRL 5.892711
BSD 1.140738
BTN 107.784101
BWP 15.501891
BYN 3.30816
BYR 22357.577591
BZD 2.294158
CAD 1.620263
CDF 2586.528836
CHF 0.922193
CLF 0.026738
CLP 1052.380215
CNY 7.7546
CNH 7.753568
COP 3927.348049
CRC 517.403297
CUC 1.140693
CUP 30.228357
CVE 110.287502
CZK 24.260478
DJF 203.127882
DKK 7.474321
DOP 67.833543
DZD 151.910582
EGP 56.181859
ERN 17.110391
ETB 183.900797
FJD 2.562851
FKP 0.864482
GBP 0.862141
GEL 3.017169
GGP 0.864482
GHS 12.901406
GIP 0.864482
GMD 83.270405
GNF 10000.040297
GTQ 8.702737
GYD 238.604499
HKD 8.945672
HNL 30.527095
HRK 7.534618
HTG 149.089765
HUF 354.307207
IDR 20363.646692
ILS 3.394844
IMP 0.864482
INR 107.777839
IQD 1494.29833
IRR 1568737.682503
ISK 144.012701
JEP 0.864482
JMD 179.617434
JOD 0.808737
JPY 184.627988
KES 147.69709
KGS 99.753682
KHR 4586.915757
KMF 495.06024
KPW 1026.62386
KRW 1760.750652
KWD 0.353284
KYD 0.950577
KZT 553.843289
LAK 25584.107754
LBP 102147.450057
LKR 383.556575
LRD 207.598716
LSL 18.742142
LTL 3.368169
LVL 0.689994
LYD 7.328495
MAD 10.689528
MDL 20.16176
MGA 4853.969073
MKD 61.683271
MMK 2395.055099
MNT 4083.597231
MOP 9.214719
MRU 45.525488
MUR 53.886625
MVR 17.623409
MWK 1977.968883
MXN 19.93425
MYR 4.643751
MZN 72.886627
NAD 18.742306
NGN 1576.175339
NIO 41.978381
NOK 11.327648
NPR 172.45643
NZD 2.017583
OMR 0.438622
PAB 1.140713
PEN 3.895378
PGK 5.008044
PHP 69.788675
PKR 317.197427
PLN 4.287299
PYG 6946.447724
QAR 4.158067
RON 5.241469
RSD 117.358512
RUB 88.6904
RWF 1674.512289
SAR 4.285055
SBD 9.184804
SCR 16.994393
SDG 684.415923
SEK 11.086319
SGD 1.47544
SHP 0.851642
SLE 28.290723
SLL 23919.760471
SOS 651.930155
SRD 42.756578
STD 23610.03655
STN 24.505107
SVC 9.981036
SYP 126.083161
SZL 18.737741
THB 37.928601
TJS 10.574072
TMT 3.992425
TND 3.378804
TOP 2.746515
TRY 53.20463
TTD 7.754548
TWD 36.377855
TZS 2997.179274
UAH 51.19487
UGX 4180.871344
USD 1.140693
UYU 45.899566
UZS 13747.865222
VES 708.08842
VND 29988.811984
VUV 135.946941
WST 3.172133
XAF 656.087985
XAG 0.01955
XAU 0.000282
XCD 3.082779
XCG 2.05581
XDR 0.817159
XOF 656.090861
XPF 119.331742
YER 272.197797
ZAR 18.725253
ZMK 10267.599495
ZMW 20.651851
ZWL 367.302595
  • AEX

    1.9100

    1062.62

    +0.18%

  • BEL20

    -7.4600

    5732.57

    -0.13%

  • PX1

    -15.0900

    8369.53

    -0.18%

  • ISEQ

    -85.0300

    13854.04

    -0.61%

  • OSEBX

    9.6900

    1910.2

    +0.51%

  • PSI20

    23.7500

    9160.29

    +0.26%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.8700

    4287.2

    +1.01%

  • N150

    -2.4900

    4147

    -0.06%

Au Kenya, les abeilles comme solution au conflit entre éléphants et êtres humains
Au Kenya, les abeilles comme solution au conflit entre éléphants et êtres humains / Photo: Tony KARUMBA - AFP/Archives

Au Kenya, les abeilles comme solution au conflit entre éléphants et êtres humains

"Avant, nous détestions vraiment les éléphants," reconnaît l'agricultrice kényane Charity Mwangome, en prenant une pause à l'ombre d'un baobab. Et pourtant: les abeilles, qui bourdonnent à l'arrière, l'ont aidée à adoucir son animosité.

Taille du texte:

Les éléphants ont souvent réduit à néant des mois de travail sur ses terres agricoles, situées entre deux parties du parc national de Tsavo. Adorés des touristes - qui contribuent à environ 10% du PIB du Kenya - ils sont détestés par la plupart des agriculteurs, qui représentent un secteur-clé de l'économie.

Au Kenya, la protection des pachydermes a été un succès retentissant: à Tsavo, le nombre d'éléphants est passé d'environ 6.000 au milieu des années 1990 à près de 15.000 en 2021, selon le Kenya Wildlife Service (KWS).

Mais la population humaine s’est elle aussi développée, empiétant sur les pâturages et les voies de migration des troupeaux.

Et les affrontements résultant de ces développements sont en train de devenir la première cause de mortalité des mammifères, selon KWS.

Mme Mwangome, qui s'était vue refuser toute indemnisation pour la perte de ses récoltes, admet avoir été en colère contre les défenseurs de l'environnement.

Jusqu'à ce que l'association caritative Save the Elephants lui propose une solution inattendue: tenir à l'écart ces animaux parmi les plus imposants de la faune grâce à des bêtes minuscules: les abeilles africaines.

Des clôtures formées de ruches protègent aujourd'hui plusieurs parcelles locales, dont celle de Mme Mwangome.

Dans 86% des cas, les éléphants évitent les fermes où vivent ces abeilles, selon une étude publiée le mois dernier.

"Les clôtures de ruches sont venues à notre secours", résume l'agricultrice.

- "Ils s'enfuient" -

Le grondement sourd de 70.000 abeilles fait fuir un éléphant de six tonnes, mais Loise Kawira ôte dans le plus grand calme un plateau d'une ruche pour montrer les rayons complexes formés par la cire et le miel.

Mme Kawira, qui a rejoint Save the Elephants en 2021 en tant que consultante en apiculture, forme et encadre les agriculteurs dans ce maniement délicat.

Les parcelles des 49 agriculteurs soutenus par le projet sont entourées de 15 ruches connectées.

Chacune est suspendu à un fil graissé à quelques mètres du sol, permettant de les protéger des blaireaux et des insectes. Ce qui signifie également qu'elles tremblent lorsqu'elles sont dérangées par un éléphant affamé.

"Une fois que les éléphants entendent le bruit des abeilles et l'odeur, ils s'enfuient", explique Loise Kawira à l'AFP.

Cette méthode s'est révélée efficace, mais les sécheresses récentes, aggravées par le changement climatique, sont un défi.

"À cause de la chaleur totale, de la sécheresse, les abeilles se sont enfuies", dit Mme Kawira.

L'installation de ruches est également coûteuse (environ 150.000 shillings kényans, soit 1.090 euros), bien au-delà des moyens des agriculteurs, même si leurs promoteurs assurent que la méthode reste moins chère que les clôtures électriques.

Quelques instants après l'arrivée de l'AFP à la ferme de Mwanajuma Kibula, qui jouxte l'un des parcs de Tsavo, sa clôture de ruches a repoussé un éléphant.

Le pachyderme de cinq tonnes, dont la peau était recouverte de boue rouge, s'est précipité dans la zone avant de faire demi-tour brusquement.

"Je sais que mes cultures sont protégées", souligne-t-elle avec un soulagement perceptible.

Mme Kibula, 48 ans, récolte également du miel deux fois par an dans ses ruches, ce qui lui rapporte 450 shillings par pot, (environ trois euros), suffisamment pour payer les frais de scolarité de ses enfants.

D'autres ont moins de chance face aux assauts des pachydermes.

"Un éléphant a arraché mon toit, j'ai dû me cacher sous le lit", raconte Hendrita Mwalada, une voisine de 67 ans, disant avoir cru qu'elle allait mourir.

Pour ceux qui ne peuvent pas se permettre d'avoir des abeilles, Save the Elephants propose d'autres solutions, comme des clôtures en tôle qui claquent lorsqu'elles sont secouées par les éléphants qui s'approchent, ou des chiffons imbibés de diesel ou de piment.

Ce n'est pas toujours suffisant.

"J'ai essayé de planter, mais à chaque fois que les cultures sont prêtes, les éléphants viennent et détruisent les récoltes", se désole Mme Mwalada. "C'est l'histoire de ma vie, une vie remplie de trop de difficultés".

S.Saleem--DT