Dubai Telegraph - Mostra de Venise: Almodóvar, crépuscule à New York

EUR -
AED 4.24008
AFN 72.724514
ALL 96.508212
AMD 435.724665
ANG 2.066402
AOA 1058.549174
ARS 1611.776544
AUD 1.622763
AWG 2.07785
AZN 1.960194
BAM 1.960182
BBD 2.322973
BDT 141.516394
BGN 1.973159
BHD 0.435859
BIF 3429.606086
BMD 1.154361
BND 1.473795
BOB 7.970061
BRL 5.979824
BSD 1.153369
BTN 106.512363
BWP 15.674587
BYN 3.459434
BYR 22625.472664
BZD 2.319656
CAD 1.580741
CDF 2614.627194
CHF 0.905599
CLF 0.02653
CLP 1047.652011
CNY 7.94991
CNH 7.94404
COP 4269.692195
CRC 540.627436
CUC 1.154361
CUP 30.590563
CVE 112.146595
CZK 24.429622
DJF 205.153016
DKK 7.472137
DOP 70.358441
DZD 152.479986
EGP 60.311659
ERN 17.315413
ETB 181.6675
FJD 2.547792
FKP 0.867882
GBP 0.863953
GEL 3.139771
GGP 0.867882
GHS 12.565224
GIP 0.867882
GMD 84.83615
GNF 10135.288544
GTQ 8.834752
GYD 241.306816
HKD 9.046783
HNL 30.67094
HRK 7.536837
HTG 151.288898
HUF 388.410086
IDR 19588.349267
ILS 3.577884
IMP 0.867882
INR 106.666809
IQD 1512.212714
IRR 1516830.157279
ISK 143.59058
JEP 0.867882
JMD 181.435643
JOD 0.818461
JPY 183.486813
KES 149.548017
KGS 100.949257
KHR 4628.986439
KMF 492.91224
KPW 1038.975448
KRW 1713.590561
KWD 0.35402
KYD 0.961182
KZT 555.751774
LAK 24789.899418
LBP 103373.014559
LKR 359.166113
LRD 211.823654
LSL 19.26605
LTL 3.408527
LVL 0.698261
LYD 7.385146
MAD 10.845186
MDL 20.120682
MGA 4796.368931
MKD 61.715884
MMK 2424.334665
MNT 4126.260076
MOP 9.309756
MRU 46.295668
MUR 53.839473
MVR 17.834634
MWK 2003.970748
MXN 20.387028
MYR 4.530836
MZN 73.758321
NAD 19.266689
NGN 1566.110086
NIO 42.388525
NOK 11.057172
NPR 170.421662
NZD 1.967464
OMR 0.443817
PAB 1.153414
PEN 3.957729
PGK 4.966642
PHP 68.797607
PKR 322.384125
PLN 4.259188
PYG 7476.71599
QAR 4.205625
RON 5.092578
RSD 117.444885
RUB 95.089628
RWF 1684.21248
SAR 4.334119
SBD 9.294521
SCR 17.340571
SDG 693.770822
SEK 10.702431
SGD 1.472937
SHP 0.86607
SLE 28.396756
SLL 24206.382345
SOS 659.717532
SRD 43.432838
STD 23892.938954
STN 24.934194
SVC 10.091562
SYP 127.990792
SZL 19.266786
THB 37.228589
TJS 11.055152
TMT 4.051807
TND 3.385164
TOP 2.779423
TRY 51.000472
TTD 7.825462
TWD 36.765236
TZS 3018.653819
UAH 50.674456
UGX 4353.696015
USD 1.154361
UYU 46.884822
UZS 13973.538209
VES 516.932208
VND 30359.69036
VUV 138.04672
WST 3.179352
XAF 657.452522
XAG 0.014506
XAU 0.000231
XCD 3.119718
XCG 2.07872
XDR 0.819389
XOF 664.332234
XPF 119.331742
YER 275.373143
ZAR 19.214417
ZMK 10390.613359
ZMW 22.496979
ZWL 371.703723
  • AEX

    5.0400

    1012.81

    +0.5%

  • BEL20

    37.9500

    5167

    +0.74%

  • PX1

    38.8800

    7974.49

    +0.49%

  • ISEQ

    -80.1600

    12252.18

    -0.65%

  • OSEBX

    5.7000

    1972.42

    +0.29%

  • PSI20

    45.6500

    9175.24

    +0.5%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    7.5600

    3787.95

    +0.2%

  • N150

    30.4800

    3889.07

    +0.79%

Mostra de Venise: Almodóvar, crépuscule à New York
Mostra de Venise: Almodóvar, crépuscule à New York / Photo: Alberto PIZZOLI - AFP

Mostra de Venise: Almodóvar, crépuscule à New York

Peut-on commencer une carrière américaine à 74 ans ? L'icône du cinéma espagnol Pedro Almodóvar a livré à Venise son premier long métrage en anglais, une histoire crépusculaire de suicide assisté avec les stars américaines Tilda Swinton et Julianne Moore.

Taille du texte:

"The Room Next Door", en lice pour le Lion d'or, suit Ingrid, autrice de romans angoissée par la fin de l'existence (Julianne Moore), et Martha (Tilda Swinton), son amie de jeunesse, ancienne reporter de guerre habituée à défier la mort, qui vit seule dans son bel appartement new-yorkais.

En quelques flash-back, le film rembobine la vie de Martha: sa fille qu'elle n'a jamais élevée à cause de son travail et à qui elle n'a jamais parlé de son père biologique, ses compagnons auxquels elle ne s'est jamais attachée. Une femme forte, libre, mais solitaire.

Lorsque les deux amies se retrouvent, Martha est en phase terminale d'un cancer. Refusant la perspective d'un nouveau traitement aussi incertain qu'éprouvant, elle décide de mettre fin à ses jours, en prenant un médicament acheté illégalement sur internet.

Elle prie Ingrid de l'accompagner dans ses derniers instants, en s'installant avec elle dans une somptueuse maison de location à la campagne, dans "la chambre d'à côté".

L'amie ne sera jamais loin mais n'aura pas à lui administrer la pilule, que Martha entend prendre seule, une nuit, derrière sa porte fermée. Elle lui promet que personne ne saura jamais rien de leur arrangement. Mais Ingrid va mettre dans la confidence un homme, joué par John Turturro, qui fut leur compagnon à toutes les deux.

Almodovarien en diable sur le papier, le film est pourtant loin du bruit et de la fureur des comédies kitsch et provoc' des débuts de l'enfant terrible du cinéma espagnol mais aussi des sommets d'émotion de "Tout sur ma mère" ou "Parle avec elle".

Il s'éloigne aussi de sa veine autobiographique plus récente ("Douleur et gloire") pour aller franchement vers le mélo, sans révolutionner la façon de filmer un sujet, l'euthanasie, régulièrement traité au cinéma.

Il tente quelques échappées politico-sociales, dressant un parallèle entre la fin de vie et la catastrophe climatique.

- "Un monde qui agonise" -

Almodóvar, dont les oeuvres sont de plus en plus tourmentées par le déclin physique et la peur de la mort, est revenu sur le sujet en conférence de presse : "Le film parle d'une femme qui agonise dans un monde qui agonise aussi probablement".

"Je suis né dans la région de la Mancha, où il y a une profonde culture autour de la mort (...) Je me sens très proche du personnage de Julianne (Moore), je ne peux pas admettre que quelque chose qui est vivant doive mourir. La mort est partout mais c'est quelque chose que je n'ai jamais compris. J'ai 74 ans. Chaque jour que je passe est un jour en moins qu'il me reste".

Tourner aux Etats-Unis, en anglais, était un projet caressé de très longue date par l'Espagnol, maître incontesté dans son pays, auteur d'"Attache-moi!" ou "La Loi du Désir" et grande voix du cinéma européen.

Après quelques tentatives infructueuses à Hollywood, Almodóvar a choisi de situer son film sur la côte est, dans l'Etat de New York, la ville qui lui a ouvert les portes des Etats-Unis à ses débuts dans les années 1980.

Almodóvar a sorti en 2020 un premier moyen métrage en langue anglaise, "La voix humaine", tiré de Jean Cocteau, déjà avec Tilda Swinton. Trois ans plus tard, il a récidivé dans un format encore plus court avec "Strange Way of Life", un western gay mettant en scène Ethan Hawke et Pedro Pascal.

Pour "The Room Next Door", il s'est appuyé une fois de plus sur le compositeur Alberto Iglesias pour la bande originale et sur la collaboration avec de grandes marques pour la garde-robe des actrices. "Chaque personnage doit être habillé d'une certaine manière. De cette façon, beaucoup d'émotions sont racontées", avait expliqué le cinéaste à l'AFP en juin.

A.El-Ahbaby--DT