Dubai Telegraph - Paul Lederman, chasseur de têtes d'affiche

EUR -
AED 4.215401
AFN 74.609111
ALL 91.743442
AMD 416.891958
ANG 2.055032
AOA 1052.558585
ARS 1736.38229
AUD 1.613807
AWG 2.066091
AZN 1.969947
BAM 1.956761
BBD 2.312995
BDT 141.029237
BGN 1.932302
BHD 0.432913
BIF 3454.935973
BMD 1.147829
BND 1.465294
BOB 11.684533
BRL 5.891347
BSD 1.148344
BTN 110.113059
BWP 15.573374
BYN 3.491053
BYR 22497.438932
BZD 2.309714
CAD 1.606702
CDF 2651.483661
CHF 0.946735
CLF 0.027748
CLP 1095.660028
CNY 7.697798
CNH 7.69739
COP 3597.937356
CRC 513.743266
CUC 1.147829
CUP 30.417456
CVE 110.317237
CZK 24.307338
DJF 204.496833
DKK 7.475227
DOP 68.02132
DZD 153.667385
EGP 59.879577
ERN 17.217428
ETB 187.581623
FJD 2.571997
FKP 0.853614
GBP 0.858237
GEL 2.990086
GGP 0.853614
GHS 13.218259
GIP 0.853614
GMD 84.939095
GNF 10095.956527
GTQ 8.762302
GYD 240.22375
HKD 9.005002
HNL 30.823132
HRK 7.53905
HTG 150.089108
HUF 363.101199
IDR 20356.738748
ILS 3.48339
IMP 0.853614
INR 109.953133
IQD 1504.386141
IRR 1577776.38367
ISK 139.783509
JEP 0.853614
JMD 181.225814
JOD 0.813785
JPY 178.792086
KES 148.760191
KGS 100.377205
KHR 4677.214743
KMF 491.270445
KPW 1033.04603
KRW 1587.601765
KWD 0.354232
KYD 0.957053
KZT 511.561147
LAK 25721.403624
LBP 102838.695928
LKR 380.896998
LRD 199.241741
LSL 18.708085
LTL 3.389239
LVL 0.69431
LYD 7.294581
MAD 10.93868
MDL 20.160546
MGA 4987.405075
MKD 61.550218
MMK 2410.05515
MNT 4128.568379
MOP 9.279973
MRU 46.005586
MUR 54.705044
MVR 17.688266
MWK 1991.342936
MXN 19.738633
MYR 4.704606
MZN 73.356338
NAD 18.708085
NGN 1527.701765
NIO 42.260748
NOK 10.823466
NPR 176.177423
NZD 1.999621
OMR 0.441346
PAB 1.148354
PEN 3.877003
PGK 5.109419
PHP 71.988932
PKR 318.311572
PLN 4.358443
PYG 6793.335132
QAR 4.186155
RON 5.262332
RSD 117.36434
RUB 97.240487
RWF 1694.502377
SAR 4.262505
SBD 9.183216
SCR 15.833256
SDG 690.345852
SEK 11.271113
SGD 1.464118
SHP 0.857388
SLE 28.282759
SLL 24069.380767
SOS 656.310775
SRD 43.333396
STD 23757.732844
STN 24.511607
SVC 10.048758
SYP 14924.066669
SZL 18.700855
THB 38.235889
TJS 10.593916
TMT 4.0174
TND 3.378259
TOP 2.763695
TRY 55.871024
TTD 7.796692
TWD 36.608896
TZS 3048.549876
UAH 51.3177
UGX 4513.215726
USD 1.147829
UYU 46.171863
UZS 13522.638828
VES 970.437301
VND 29857.315383
VUV 135.796243
WST 3.148394
XAF 655.957
XAG 0.017719
XAU 0.000264
XCD 3.102064
XCG 2.069716
XDR 0.811574
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 271.634183
ZAR 18.661402
ZMK 10331.834704
ZMW 22.537672
ZWL 369.600314
SSP 6494.615471
MXV 2.237951
  • AEX

    4.7100

    1100.8

    +0.43%

  • BEL20

    43.5800

    5777.27

    +0.76%

  • PX1

    46.4000

    8186.93

    +0.57%

  • ISEQ

    -14.3400

    14326.14

    -0.1%

  • OSEBX

    13.1600

    2136.55

    +0.62%

  • PSI20

    130.7000

    9671.11

    +1.37%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -60.8900

    4552.19

    -1.32%

  • N150

    24.7900

    4299.36

    +0.58%

Paul Lederman, chasseur de têtes d'affiche
Paul Lederman, chasseur de têtes d'affiche / Photo: Mehdi FEDOUACH - AFP/Archives

Paul Lederman, chasseur de têtes d'affiche

Petit disquaire devenu découvreur de talents, Paul Lederman, décédé à 84 ans, fut l'impresario des grandes vedettes, de Claude François à Coluche et aux Inconnus, de belles aventures parfois terminées devant les tribunaux.

Taille du texte:

Avec son flair et un sens commercial hors pair, il a été pendant des décennies un incontournable faiseur de rois. Accrochant aussi à son tableau de chasse Hervé Vilard, Mike Brant, Michel Polnareff, Christophe, Michèle Torr, Thierry Le Luron ou encore Renaud.

"Mon talent, c'est de découvrir les talents avant les autres, c'est tout... Quand j'auditionne un artiste, j'essaie de regarder ce que l'oeil ne peut pas voir. C'est mon côté psy", déclarait-il à Paris Match en 1997.

- "Plombier de luxe" -

Producteur avisé, il s'assure aussi des recettes substantielles en vendant par centaines de milliers dans les années 80 des disques-compilations à thème ("Les meilleurs slows", "Les plus belles chansons d'amour", "Les plus grands tubes classiques"...)

"Paul est un plombier de luxe, c'est un fabricant de tubes comme il n'y en a pas", disait de lui Thierry Le Luron, imposé par Lederman quand tout le milieu du showbiz pensait que jamais un imitateur ne pourrait devenir une vedette.

Né en mai 1940 au Maroc, alors sous protectorat français, Paul Lederman est le fils de juifs polonais très modestes. "On manquait d'argent mais on avait tout le reste".

En 1945, la famille débarque à Marseille avant de s'installer à Paris. Il abandonne tôt l'école et décroche à 15 ans un job de disquaire à Versailles puis aux Puces.

"En vendant des disques, pris d'une véritable frénésie, je me suis mis à écouter des milliers de chansons". Doté d'une mémoire auditive hors du commun, il lui suffit d'écouter une fois un morceau pour l'enregistrer.

Un atout majeur pour celui qui passe ses soirées au Golf Drouot, vite devenu le "Temple du rock" à Paris.

C'est là qu'il croise Lucky Blondo, dont il fait son premier artiste avec la chanson "Jolie petite Sheila", classée numéro 1. Puis découvre Claude François, batteur encore inconnu de 20 ans, et lui fait chanter "Belles, belles, belles" et "Si j'avais un marteau".

Il invente avec son poulain une nouvelle façon de conduire la carrière d'un artiste, s'en occupant de A à Z: psychologiquement, artistiquement, promotionnellement et financièrement.

Très proche de "Cloclo", il nommera ses deux premiers enfants... Alexandre et Alexandra (la troisième s'appelle Jessica).

Il n'a pas son pareil pour trouver de nouvelles pépites, comme Coluche, croisé en 1974 au Café de la Gare.

L'humoriste aimait raconter leur première rencontre, décisive pour lui. "Il me dit +si tu m'écoutes bien, tu vas devenir une star+. Je l'ai pris pour un dingue mais j'ai fait comme il a dit et, quelques mois après, j'étais devenu Coluche..."

- Ange gardien ou requin ? -

Avec ce comique, il est à l'origine de plusieurs coups de génie, comme la vraie-fausse candidature à la présidentielle de 1981, qui lui assure une immense couverture médiatique, et le fameux "mariage" Le Luron-Coluche...

Un ange gardien que ses détracteurs dépeignent aussi en requin aux dents longues. Il est parfois accusé d'exploiter les qualités de ses artistes dans tous les sens du terme.

"De l'argent, j'en gagne, mais ce n'est pas le moteur", balayait l'intéressé. "Un exploiteur se contente d'exploiter. Moi je travaille dix-huit heures par jour et c'est donc moi +l'exploité+ mais je ne me plains pas, j'aime ça".

Avec Les Inconnus, qu'il a lancés, la collaboration se finit au tribunal. Lederman accuse le trio d'avoir violé ses obligations contractuelles mais perd son procès.

Rebelote avec les fils de Coluche, en conflit ouvert avec lui depuis la mort de leur père en 1986 à propos de droits d'auteur sur une série de sketches. Au terme d'un marathon judiciaire, l'impresario est condamné à leur verser plus d'un million d'euros en 2019.

G.Mukherjee--DT