Dubai Telegraph - Charles III, un an de règne sans accroc pour tourner la page d'Elizabeth II

EUR -
AED 4.23704
AFN 74.992126
ALL 91.801223
AMD 418.589514
ANG 2.065583
AOA 1059.116704
ARS 1738.621483
AUD 1.617669
AWG 2.078141
AZN 1.968959
BAM 1.956261
BBD 2.324357
BDT 142.092849
BGN 1.942222
BHD 0.435089
BIF 3451.727898
BMD 1.153722
BND 1.46954
BOB 12.689043
BRL 5.926321
BSD 1.154077
BTN 110.738721
BWP 15.652619
BYN 3.50461
BYR 22612.94572
BZD 2.320996
CAD 1.608277
CDF 2667.982172
CHF 0.944904
CLF 0.027859
CLP 1100.039261
CNY 7.743146
CNH 7.739072
COP 3608.80693
CRC 516.219341
CUC 1.153722
CUP 30.573626
CVE 110.290975
CZK 24.311341
DJF 205.509291
DKK 7.475476
DOP 68.125749
DZD 154.371425
EGP 60.017416
ERN 17.305826
ETB 188.50091
FJD 2.553129
FKP 0.855988
GBP 0.857348
GEL 2.991968
GGP 0.855988
GHS 13.254179
GIP 0.855988
GMD 84.802591
GNF 10147.34589
GTQ 8.810113
GYD 241.447911
HKD 9.050757
HNL 30.974161
HRK 7.534723
HTG 150.836178
HUF 364.454969
IDR 20357.419757
ILS 3.497219
IMP 0.855988
INR 110.61855
IQD 1511.849513
IRR 1585905.877266
ISK 139.796407
JEP 0.855988
JMD 182.122893
JOD 0.818056
JPY 178.861126
KES 149.476721
KGS 100.892849
KHR 4673.060078
KMF 492.639538
KPW 1038.349915
KRW 1576.595359
KWD 0.355843
KYD 0.961722
KZT 513.145287
LAK 25834.524646
LBP 103345.387414
LKR 382.510087
LRD 200.226289
LSL 18.788806
LTL 3.406641
LVL 0.697874
LYD 7.329726
MAD 10.882663
MDL 20.120652
MGA 4990.067113
MKD 61.544495
MMK 2422.382471
MNT 4147.716277
MOP 9.324894
MRU 46.207883
MUR 54.478572
MVR 17.766827
MWK 2001.179983
MXN 19.772575
MYR 4.666579
MZN 73.734259
NAD 18.788644
NGN 1529.708151
NIO 42.469818
NOK 10.790777
NPR 177.188499
NZD 2.001794
OMR 0.443614
PAB 1.154047
PEN 3.871795
PGK 5.218229
PHP 72.367772
PKR 319.872935
PLN 4.347033
PYG 6828.608249
QAR 4.195388
RON 5.259243
RSD 117.357749
RUB 97.405102
RWF 1702.793656
SAR 4.330004
SBD 9.271597
SCR 15.755618
SDG 693.953467
SEK 11.288002
SGD 1.468959
SHP 0.856321
SLE 28.427578
SLL 24192.958249
SOS 659.552477
SRD 43.553301
STD 23879.710257
STN 24.505665
SVC 10.098335
SYP 15000.690102
SZL 18.786506
THB 38.354318
TJS 10.644262
TMT 4.049563
TND 3.378696
TOP 2.777885
TRY 56.124984
TTD 7.824605
TWD 36.692984
TZS 3052.31852
UAH 51.466821
UGX 4518.064078
USD 1.153722
UYU 46.430935
UZS 13606.204485
VES 970.492275
VND 29995.034148
VUV 136.32031
WST 3.157429
XAF 655.957
XAG 0.017803
XAU 0.000265
XCD 3.117991
XCG 2.079881
XDR 0.815741
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 272.853304
ZAR 18.765744
ZMK 10384.877521
ZMW 22.648236
ZWL 371.497923
SSP 6524.623405
MXV 2.241941
  • AEX

    3.9500

    1099.83

    +0.36%

  • BEL20

    24.6200

    5749.21

    +0.43%

  • PX1

    46.1100

    8135.42

    +0.57%

  • ISEQ

    170.9400

    14298.06

    +1.21%

  • OSEBX

    9.7200

    2122.86

    +0.46%

  • PSI20

    86.9100

    9533.13

    +0.92%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -81.6800

    4612.85

    -1.74%

  • N150

    22.1000

    4272.23

    +0.52%

Charles III, un an de règne sans accroc pour tourner la page d'Elizabeth II
Charles III, un an de règne sans accroc pour tourner la page d'Elizabeth II / Photo: Oli SCARFF - AFP/Archives

Charles III, un an de règne sans accroc pour tourner la page d'Elizabeth II

Un an après avoir succédé à Elizabeth II, Charles III a endossé sans faux pas le lourd habit de souverain, et sans révolutionner la monarchie, a commencé à imprimer sa marque sur un règne souvent vu comme une transition avant celui de son fils William.

Taille du texte:

Deuil national, couronnement grandiose, nouveau Premier ministre, engagements officiels et scandale familial: la première année du monarque de 74 ans a alterné entre moments historiques et agenda plus traditionnel pour ce chef d'Etat de 15 nations, à la fonction largement protocolaire.

Connu pour ses prises de positions fortes sur des sujets comme l'environnement, l'agriculture biologique ou l'éducation lorsqu'il était prince de Galles, Charles s'est glissé sans difficulté apparente dans la réserve constitutionnelle.

"La transition a été beaucoup plus douce que certains ne l'avaient anticipé et qui ont été surpris que Charles semble bien s'adapter", analyse Pauline Maclaran, professeure à l'université Royal Holloway.

Aucun événement public n'est prévu pour marquer l'anniversaire de l'accession au trône de Charles qui séjourne actuellement au château écossais de Balmoral, où Elizabeth II s'est éteinte le 8 septembre 2022 à 96 ans, après un règne record de 70 ans et auréolée d'une popularité considérable.

Point d'orgue de cette année, le couronnement du Charles et Camilla le 6 mai à l'abbaye de Westminster, devant des invités plus représentatifs de la diversité du pays, a illustré le respect d'une longue tradition tout comme une volonté de faire évoluer une monarchie jugée obsolète par une partie des Britanniques.

Il y aura "de petits changements, mais il prépare plutôt le terrain pour (son fils et héritier) William qui pourrait être le vrai modernisateur de la monarchie", note Pauline Maclaran.

S'il reste moins aimé que la défunte reine ou que William, 41 ans, la popularité de Charles a progressé. Selon un sondage Yougov, 55% des Britanniques en ont une opinion positive, contre 44% il y a un an.

Sa première allocution de Noël, tradition incontournable, a été regardée par 10,6 millions de téléspectateurs, un record.

- Plus humain -

Lors de ses nombreux déplacements, Charles III, souvent accompagné de son épouse Camilla, apparait généralement accessible et chaleureux, loin de la réserve adoptée par Elizabeth II.

"Même les photos officielles qu'ils ont publiées sont plus détendues (...) il y a un peu plus d'humanité", note Jonathan Spangler, historien à l'université de Manchester.

Il a su se montrer "humble et abordable" dans une période économique difficile pour les Britanniques en proie à la crise du coût de la vie, souligne Pauline Maclaran, qui rappelle toutefois l'épisode du stylo défectueux, ayant révélé un roi impatient, seul accroc de communication à ce jour selon elle.

En novembre en Irlande du Nord le roi s'était emporté contre un stylo qui fuyait: "Je ne peux pas supporter ce foutu truc!", s'était-il énervé, un écart devenu rapidement viral.

Pour autant, le mouvement pro-république connaît un regain de vigueur depuis la disparition d'Elizabeth II, et Charles est souvent accueilli dans ses déplacements par des banderoles et slogans anti-monarchistes, et même des jets d'oeufs.

Et jusqu'ici le règne de ce roi qui suscite peu de ferveur n'a pas connu de "moment décisif", souligne l'historienne Anna Whitelock. "D'importantes questions restent en suspens", comme sa réponse aux appels à des excuses sur l'héritage colonial de la monarchie ou ses avantages fiscaux, pointe-t-elle.

- En France fin septembre -

Il n'a pour l'instant effectué qu'un déplacement officiel à l'étranger, en Allemagne, sa visite d'Etat en France en mars ayant été reportée à cause des risques de violences dans un Hexagone en ébullition contre la réforme des retraites.

Il s'y rendra fin septembre, avant, selon des médias britanniques, un probable déplacement en Afrique.

Le souverain a toutefois reçu plusieurs dirigeants étrangers, comme les présidents américain Joe Biden et sud-africain Cyril Ramaphosa - premier a être accueilli pour une visite d'Etat - ou encore le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Si Elizabeth II avait un intérêt marqué pour le Commonwealth, réunissant d'anciennes colonies britanniques, Charles "a une approche plus mondiale, c'est un changement intéressant", estime Jonathan Spangler, citant son engagement sur le changement climatique ou en faveur des réfugiés ukrainiens.

Loin des enjeux globaux, le roi a vu son début de règne entaché par un nouvel épisode de la saga Harry et Meghan, après la publication des mémoires de son fils cadet et la diffusion d'un documentaire à charge contre la famille royale par les "Sussex", désormais aux Etats-Unis.

"Charles l'a bien géré. Il s'en est tenu au mantra de la reine +ne pas expliquer, ne pas se plaindre+", estime Pauline Maclaran.

Charles III n'en a pas fini avec les premières. Le 7 novembre, il prononcera son premier discours d'ouverture de la session parlementaire en tant que souverain.

G.Gopalakrishnan--DT