Dubai Telegraph - En Californie, des algues contaminées font des ravages chez les otaries

EUR -
AED 4.197002
AFN 73.140161
ALL 94.221852
AMD 420.431174
ANG 2.046105
AOA 1048.53997
ARS 1693.080711
AUD 1.650828
AWG 2.057073
AZN 1.944375
BAM 1.960756
BBD 2.30239
BDT 140.837811
BGN 1.932369
BHD 0.430995
BIF 3401.768078
BMD 1.142818
BND 1.479759
BOB 7.91632
BRL 5.930769
BSD 1.143089
BTN 108.172064
BWP 15.492767
BYN 3.351114
BYR 22399.241261
BZD 2.298941
CAD 1.622271
CDF 2599.911954
CHF 0.922477
CLF 0.026777
CLP 1053.905044
CNY 7.764251
CNH 7.764326
COP 3945.032082
CRC 521.210499
CUC 1.142818
CUP 30.284688
CVE 110.549731
CZK 24.264434
DJF 203.562512
DKK 7.474627
DOP 68.143124
DZD 152.196154
EGP 56.214896
ERN 17.142276
ETB 182.973764
FJD 2.561913
FKP 0.862417
GBP 0.861257
GEL 3.016641
GGP 0.862417
GHS 12.942543
GIP 0.862417
GMD 83.996472
GNF 10020.589722
GTQ 8.721004
GYD 239.113767
HKD 8.962228
HNL 30.587711
HRK 7.536314
HTG 149.459716
HUF 355.82912
IDR 20494.677203
ILS 3.405656
IMP 0.862417
INR 108.061823
IQD 1497.504543
IRR 1572518.161721
ISK 143.983671
JEP 0.862417
JMD 180.105209
JOD 0.810263
JPY 185.699942
KES 147.971655
KGS 99.939768
KHR 4600.80954
KMF 493.697756
KPW 1028.536988
KRW 1770.282854
KWD 0.353988
KYD 0.952645
KZT 547.771663
LAK 25638.13596
LBP 102366.558542
LKR 384.09583
LRD 207.516241
LSL 18.706589
LTL 3.374446
LVL 0.691279
LYD 7.343786
MAD 10.744272
MDL 20.198847
MGA 4849.320128
MKD 61.634938
MMK 2399.332964
MNT 4093.643262
MOP 9.234064
MRU 45.676246
MUR 53.929465
MVR 17.667775
MWK 1982.187959
MXN 19.958292
MYR 4.667153
MZN 72.969015
NAD 18.707328
NGN 1577.809619
NIO 42.066875
NOK 11.314759
NPR 173.042659
NZD 2.010429
OMR 0.439402
PAB 1.143124
PEN 3.906826
PGK 5.020844
PHP 70.278193
PKR 317.865165
PLN 4.296975
PYG 6951.783283
QAR 4.178489
RON 5.238337
RSD 117.344547
RUB 89.823922
RWF 1675.600999
SAR 4.295012
SBD 9.216877
SCR 15.721551
SDG 686.261457
SEK 11.066477
SGD 1.478367
SHP 0.853229
SLE 28.331624
SLL 23964.335291
SOS 653.271126
SRD 42.860832
STD 23654.034194
STN 24.56208
SVC 10.002544
SYP 126.318119
SZL 18.70411
THB 37.926146
TJS 10.562505
TMT 4.011293
TND 3.387762
TOP 2.751633
TRY 53.320023
TTD 7.758712
TWD 36.35362
TZS 2999.896091
UAH 51.229048
UGX 4189.717672
USD 1.142818
UYU 45.888189
UZS 13722.322444
VES 711.111364
VND 30073.267029
VUV 137.084557
WST 3.17811
XAF 657.645069
XAG 0.019916
XAU 0.000287
XCD 3.088524
XCG 2.060089
XDR 0.818528
XOF 657.6393
XPF 119.331742
YER 272.679534
ZAR 18.723812
ZMK 10286.739741
ZMW 20.604889
ZWL 367.987069
  • AEX

    14.8100

    1080.17

    +1.39%

  • BEL20

    32.6000

    5751.36

    +0.57%

  • PX1

    36.8200

    8403.99

    +0.44%

  • ISEQ

    20.7100

    13828.74

    +0.15%

  • OSEBX

    0.3800

    1906.79

    +0.02%

  • PSI20

    -25.6400

    9132.59

    -0.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    287.3700

    4576.51

    +6.7%

  • N150

    21.0500

    4148.83

    +0.51%

En Californie, des algues contaminées font des ravages chez les otaries
En Californie, des algues contaminées font des ravages chez les otaries / Photo: Frederic J. BROWN - AFP

En Californie, des algues contaminées font des ravages chez les otaries

Le long des côtes californiennes, Denise Christ est habituée à voir des mammifères marins blessés ou échoués. Mais le nombre sans précédent d'otaries et de dauphins retrouvés morts intoxiqués ces dernières semaines préoccupe fortement cette bénévole.

Taille du texte:

"C'est déchirant, c'est le moins que l'on puisse dire", se désole cette coordinatrice des échouages du comté de Ventura, dans le sud de la Californie (ouest des Etats-Unis), et qui donne son temps libre à l'Institut de la vie marine des îles Channel (CIMWI).

L'intoxication des animaux est due à de l'acide domoïque qui agit comme une neurotoxine. Il est présent dans les algues dont les poissons se nourrissent, qui à leur tour servent de nourriture aux otaries (aussi appelées lions de mer), et aux dauphins.

Des foyers épidémiques de ce type ne sont pas inhabituels en été, mais deux crises successives à moins d'un an d'intervalle ont amené l'équipe du CIMWI, basé à Gaviota, à environ 190 kilomètres au nord de Los Angeles, à tirer la sonnette d'alarme.

"On a connu un foyer épidémique très intense l'année dernière, mais cette année a été bien pire que tout ce que j'ai vu en 35 ans de métier", déclare à l'AFP Sam Dover, directeur exécutif et cofondateur de l'institut.

"J'ai été stupéfait par le nombre d'animaux qui se trouvaient sur la plage, environ 300 lions de mer", renchérit Ken Hughes, qui travaille pour le comté de Santa Barbara. "C'est très triste".

- "Nouvelle réalité" -

Les scientifiques ne s'expliquent pas vraiment cette nouvelle épidémie cette année mais avancent plusieurs théories.

"L'algue provient généralement de zones où il y a des déchets agricoles", relève Sam Dover. "Cette année, on a eu beaucoup de pluie en Californie, ce qui fait que les déchets agricoles sont plus nombreux et proviennent de tout l'Etat et non plus que des régions locales."

Ken Hughes souligne pour sa part que la prolifération des algues augmente en rapport avec la hausse des températures et le changement climatique.

"Les choses changent, l'océan change", ajoute Denise Christ. "C'est ça la nouvelle réalité".

Lorsque les otaries consomment cette algue contaminée, cela provoque des lésions neurologiques et rend leur comportement erratique, voire agressif.

"En gros, elles ne savent plus qu'elles sont des otaries. Elles ne savent plus où elles sont ni ce qu'elles font", explique Ken Hughes.

Selon Sam Dover, en 2022, l'épidémie d'acide domoïque a commencé vers la mi-août.

Mais cette année, l'institut a commencé à recevoir des signalements d'animaux touchés dès la fin mai.

"En général, on traite un animal par jour", dit-il. "Mais le 8 juin, on a commencé à en voir apparaître partout. C'est clairement la pire épidémie que j'aie vue".

Autre particularité: la contamination touche à présent les dauphins, pour qui l'acide domoïque est souvent mortel.

L'institut a ainsi comptabilisé au moins 110 dauphins morts par empoisonnement ces dernières semaines dans son périmètre de surveillance.

Comme il n'existe pas de remède ou d'antidote, la seule façon de traiter ces animaux est de leur donner des liquides, de la nourriture, des médicaments pour arrêter les crises, et de la patience, expliquent les spécialistes.

Pour les bénévoles du centre, outre l'impact émotionnel lié à tous ces décès, le défi est aussi logistique pour payer les médicaments, nourrir et relocaliser ces animaux prédateurs.

D'autant plus que l'institut dépend essentiellement d'aides gouvernementales, de dons et du bénévolat.

"Chaque jour est une bataille pour les animaux et pour nos finances", affirme Sam Dover.

S.Mohideen--DT