Dubai Telegraph - Dans les ruines d'Antakya, sauver les animaux console les humains

EUR -
AED 4.370669
AFN 78.547025
ALL 96.278273
AMD 450.622905
ANG 2.130388
AOA 1091.328986
ARS 1722.405317
AUD 1.696403
AWG 2.142194
AZN 2.027299
BAM 1.948242
BBD 2.397439
BDT 145.456903
BGN 1.998632
BHD 0.448652
BIF 3526.404033
BMD 1.190108
BND 1.507439
BOB 8.225227
BRL 6.216527
BSD 1.190302
BTN 109.307763
BWP 15.571644
BYN 3.390219
BYR 23326.113255
BZD 2.393953
CAD 1.609722
CDF 2686.669586
CHF 0.915437
CLF 0.025998
CLP 1026.336493
CNY 8.269346
CNH 8.273029
COP 4348.154126
CRC 589.42316
CUC 1.190108
CUP 31.537857
CVE 109.839785
CZK 24.336455
DJF 211.96123
DKK 7.467284
DOP 74.93895
DZD 154.05412
EGP 55.854602
ERN 17.851617
ETB 184.910124
FJD 2.613417
FKP 0.862744
GBP 0.866184
GEL 3.207311
GGP 0.862744
GHS 13.03963
GIP 0.862744
GMD 87.474037
GNF 10444.566682
GTQ 9.129733
GYD 249.028048
HKD 9.291725
HNL 31.417639
HRK 7.529934
HTG 155.774996
HUF 380.663726
IDR 19981.910283
ILS 3.677993
IMP 0.862744
INR 109.392866
IQD 1559.343768
IRR 50133.292068
ISK 144.991072
JEP 0.862744
JMD 186.526346
JOD 0.84382
JPY 183.952632
KES 153.523692
KGS 104.074336
KHR 4786.390347
KMF 490.324072
KPW 1071.195635
KRW 1717.629069
KWD 0.365042
KYD 0.991765
KZT 598.65749
LAK 25616.049626
LBP 106592.204903
LKR 368.1019
LRD 214.546736
LSL 18.899793
LTL 3.514079
LVL 0.719884
LYD 7.469085
MAD 10.797202
MDL 20.016559
MGA 5319.451876
MKD 61.630387
MMK 2499.281315
MNT 4245.956935
MOP 9.571785
MRU 47.493541
MUR 54.066684
MVR 18.387421
MWK 2064.02702
MXN 20.580588
MYR 4.691392
MZN 75.869455
NAD 18.899793
NGN 1652.869038
NIO 43.800805
NOK 11.394485
NPR 174.888761
NZD 1.960817
OMR 0.4576
PAB 1.190302
PEN 3.979727
PGK 5.095275
PHP 70.13127
PKR 333.014626
PLN 4.205883
PYG 7973.067429
QAR 4.339763
RON 5.098662
RSD 117.438673
RUB 90.603841
RWF 1736.335388
SAR 4.46358
SBD 9.59001
SCR 16.419937
SDG 715.847357
SEK 10.540451
SGD 1.510158
SHP 0.892889
SLE 29.00886
SLL 24955.965041
SOS 680.257991
SRD 45.284203
STD 24632.829038
STN 24.405725
SVC 10.414682
SYP 13162.086558
SZL 18.89362
THB 37.47471
TJS 11.111392
TMT 4.177278
TND 3.419932
TOP 2.865494
TRY 51.769455
TTD 8.081781
TWD 37.504815
TZS 3064.528011
UAH 51.016503
UGX 4255.561501
USD 1.190108
UYU 46.191183
UZS 14551.667152
VES 436.587186
VND 30871.396828
VUV 142.347093
WST 3.230425
XAF 653.416494
XAG 0.011999
XAU 0.000238
XCD 3.216326
XCG 2.145213
XDR 0.814683
XOF 653.427432
XPF 119.331742
YER 283.71971
ZAR 19.020916
ZMK 10712.396649
ZMW 23.359765
ZWL 383.214232
  • AEX

    4.6900

    1001.65

    +0.47%

  • BEL20

    11.8200

    5385.38

    +0.22%

  • PX1

    54.8900

    8126.53

    +0.68%

  • ISEQ

    182.8100

    13147.76

    +1.41%

  • OSEBX

    3.8600

    1760.38

    +0.22%

  • PSI20

    17.2900

    8662.19

    +0.2%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -39.8700

    4028.03

    -0.98%

  • N150

    11.3700

    3930.64

    +0.29%

Dans les ruines d'Antakya, sauver les animaux console les humains
Dans les ruines d'Antakya, sauver les animaux console les humains / Photo: Yasin AKGUL - AFP

Dans les ruines d'Antakya, sauver les animaux console les humains

Casques et lampe-torche sur le front, les sauveteurs s'enfoncent sous une maison effondrée d'Antakya. En vue: Asghar et Nouma, deux taureaux coincés sous les décombres.

Taille du texte:

Des centaines de chats, chiens, lapins, oiseaux, choyés par la population de cette grande ville dévastée par le tremblement de terre du 6 février, dans le sud de la Turquie, se sont retrouvés pris au piège des décombres tels ces deux bovins.

Et pas plus que les humains, il n'a été question de les abandonner.

Comme 75.000 bâtiments totalement dévastés par ce séisme qui a fait 44.000 morts en Turquie et en Syrie, la maison de Nazli Yenocak s'est écroulée.

Cette robuste femme de 47 ans s'estime encore chanceuse car sa famille est indemne, même s'ils campent désormais à six sous une tente au milieu du jardin.

En revanche il est temps d'aller secourir Asghar et Nouma d'ordinaire bruyants. "De les entendre si calmes, ça me fait pleurer" dit-elle.

Pendant onze jours, Nazli les a nourris à travers un soupirail. Puis elle a contacté les secouristes de Haytap, une association turque de protection des animaux qui, après des heures d'efforts et avec l'aide de bénévoles allemands et autrichiens, ont fini vendredi par sortir ses taureaux.

Haytap a ainsi délivré 900 chats, chiens, lapins, vaches ou encore oiseaux des ruines d'Antakya, souvent appelée par des propriétaires éplorés, incapables de récupérer leurs animaux dans leurs logis détruits.

Dans le camp de bénévoles où la structure est installée, les animaux secourus sont fêtés comme des rock-stars, filmés par une myriade de téléphones portables et applaudis.

- Chatons au biberon -

Cinq chiens chow-chow d'élevage, petites boules de poils blancs, sont d'abord soignés, puis acheminés vers un refuge hors de la zone sinistée. Tout comme un husky aux yeux bleus, ou plusieurs portées de chiots dont les jappements aigus égayent l'atmosphère.

Sous la tente vétérinaire d'Haytap, une portée de chatons dorment en couveuse, nourris au biberon. L'Ong assure aussi des points de nourriture pour animaux à travers la ville.

Car sur les montagnes de gravats qui encombrent désormais Antakya, ils sont souvent les uniques signes de vie quatorze jours après le séisme: un chien qui somnole près d'un canapé défoncé, un chat qui fait sa toilette dans une cuisine dévastée.

Dans la vieille ville, un homme secouru après deux jours sous les décombres s'occupe d'un chaton noir, découvert devant un immeuble atomisé : "Sa propriétaire a fui. Lui est resté ici. Alors on le nourrit."

Quelques rues plus loin, un grand chien s'agite et aboie au premier étage d'une maison soufflée. "Il pourrait descendre, mais il reste par fidélité à ses maîtres", explique Efe Subasi, 27 ans, un volontaire d'Haytap amené sur les lieux par un voisin.

Retrouver des vivants relève désormais du miracle. Alors "en sauvant des vies (animales), on arrive à se sentir un tout petit peu mieux", lance ce réalisateur.

- "Décombres", le héros -

Quelques belles histoires mettent du baume au cœur d'une population en état de choc. Un chat de Gaziantep baptisé "Enkaz" (Décombres en turc), par son sauveteur et qui ne le lâche plus d'une semelle, est ainsi devenu un héros des réseaux sociaux.

Pris sous des gravats, chiens ou chats réussissent à se faufiler vers la nourriture ou jusqu'à un frigo, ce qui leur permet de tenir plus longtemps, observe Mehti Fidan, responsable du pôle vétérinaire de la ville d'Istanbul, qui a traité 300 animaux d'Antakya.

"Mais quand ils nous arrivent, les chats ont les pupilles dilatées. Les chiens refusent qu'on les approche. Ils sont traumatisés, comme des humains", note-t-il.

Parfois, leur présence agace les équipes de recherche: leurs scanners thermiques n'arrivent pas à différencier leur température corporelle de celle des humains.

"Après des heures d'effort, on est tombé sur un chat qui, une fois dégagé, a décampé sans même un +miaou+ pour nous", raconte décontenancé un secouriste étranger.

Pourtant, neuf jour après la catastrophe, un bébé d'Antakya a été découvert dans son berceau couvert de pierres par un voisin qui cherchait son chat, a rapporté jeudi la chaîne CNN Türk.

Erol Donmezer, rencontré devant la tente d'Haytap, est en revanche au désespoir de ne pas avoir retrouvé le sien. "On vient d'amputer mon fils de ses deux jambes", relate-t-il. Après l'opération, "il m'a dit: +Papa, tout ce que je veux, c'est que tu me ramènes mon chat+."

H.El-Hassany--DT