Dubai Telegraph - "Un goût de fumée " ? Des vignerons varois dans l'incertitude pour le millésime 2026

EUR -
AED 4.211461
AFN 73.958377
ALL 91.364823
AMD 416.583653
ANG 2.052866
AOA 1052.595761
ARS 1736.247183
AUD 1.609696
AWG 2.06678
AZN 1.951786
BAM 1.952902
BBD 2.308884
BDT 140.661274
BGN 1.930265
BHD 0.432287
BIF 3434.122543
BMD 1.146619
BND 1.462031
BOB 11.257344
BRL 5.857269
BSD 1.146404
BTN 109.778579
BWP 15.557982
BYN 3.456371
BYR 22473.723486
BZD 2.305589
CAD 1.608729
CDF 2648.688472
CHF 0.941672
CLF 0.027522
CLP 1086.810858
CNY 7.677063
CNH 7.674192
COP 3672.882923
CRC 512.841237
CUC 1.146619
CUP 30.385391
CVE 110.530642
CZK 24.320278
DJF 203.776578
DKK 7.475437
DOP 63.614575
DZD 153.448136
EGP 59.532204
ERN 17.199278
ETB 187.204825
FJD 2.565791
FKP 0.856136
GBP 0.857527
GEL 2.987221
GGP 0.856136
GHS 13.203321
GIP 0.856136
GMD 84.274016
GNF 10038.645391
GTQ 8.749017
GYD 239.795216
HKD 8.996048
HNL 30.773336
HRK 7.534082
HTG 149.827672
HUF 361.519083
IDR 20499.246351
ILS 3.455966
IMP 0.856136
INR 109.858497
IQD 1501.771538
IRR 1576428.506705
ISK 138.190106
JEP 0.856136
JMD 180.671903
JOD 0.812938
JPY 180.560888
KES 148.488653
KGS 100.27122
KHR 4645.127402
KMF 493.045652
KPW 1031.957055
KRW 1575.912761
KWD 0.353651
KYD 0.955287
KZT 514.339021
LAK 25680.0057
LBP 102656.017498
LKR 378.927713
LRD 198.316585
LSL 18.652921
LTL 3.385667
LVL 0.693578
LYD 7.302164
MAD 10.924689
MDL 20.135209
MGA 5003.597036
MKD 61.428846
MMK 2407.466318
MNT 4123.17963
MOP 9.263694
MRU 46.072633
MUR 54.647977
MVR 17.715436
MWK 1987.759054
MXN 19.74934
MYR 4.675931
MZN 73.280348
NAD 18.652921
NGN 1524.120027
NIO 42.187399
NOK 10.826883
NPR 175.646127
NZD 2.005333
OMR 0.440878
PAB 1.146304
PEN 3.869758
PGK 5.105424
PHP 71.950568
PKR 317.681995
PLN 4.345512
PYG 6822.875609
QAR 4.190082
RON 5.264079
RSD 117.291164
RUB 96.028103
RWF 1686.305064
SAR 4.305631
SBD 9.173535
SCR 15.91291
SDG 689.689981
SEK 11.280617
SGD 1.463475
SHP 0.857125
SLE 28.263822
SLL 24044.008274
SOS 655.130715
SRD 43.239563
STD 23732.688872
STN 24.463805
SVC 10.030116
SYP 14908.334616
SZL 18.650406
THB 38.122207
TJS 10.575154
TMT 4.024631
TND 3.375391
TOP 2.760782
TRY 55.957048
TTD 7.789475
TWD 36.386334
TZS 3027.076426
UAH 51.320646
UGX 4505.33423
USD 1.146619
UYU 46.06165
UZS 13560.877162
VES 971.742136
VND 29837.881092
VUV 135.207603
WST 3.15353
XAF 655.957
XAG 0.017385
XAU 0.000264
XCD 3.098794
XCG 2.066043
XDR 0.810719
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 271.232889
ZAR 18.633068
ZMK 10320.942332
ZMW 22.382884
ZWL 369.210704
SSP 6549.501148
MXV 2.2386
  • AEX

    7.2300

    1102.35

    +0.66%

  • BEL20

    50.2800

    5763.48

    +0.88%

  • PX1

    74.2000

    8138.94

    +0.92%

  • ISEQ

    120.7900

    14331.48

    +0.85%

  • OSEBX

    -9.9500

    2107.46

    -0.47%

  • PSI20

    75.3800

    9617.39

    +0.79%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    25.0900

    4277.39

    +0.59%

"Un goût de fumée " ? Des vignerons varois dans l'incertitude pour le millésime 2026
"Un goût de fumée " ? Des vignerons varois dans l'incertitude pour le millésime 2026 / Photo: Thibaud MORITZ - AFP

"Un goût de fumée " ? Des vignerons varois dans l'incertitude pour le millésime 2026

"Un vin au goût de fumée" ? Dans le Var, les vignerons touchés par les incendies de l'été sont dans le flou à l'approche des vendanges prévues mi-août, craignant de ne pas pouvoir commercialiser leur millésime 2026.

Taille du texte:

Sur le domaine Saint-Andrieu à Correns, commune la plus touchée par les derniers incendies, Grégory Guibergia, le responsable d’exploitation, s'estime chanceux : il n'a perdu dans les flammes "que le premier rang, les vignes en lisière".

Mais "la grosse interrogation, c'est de savoir si on va avoir des goûts brûlés ou pas pendant la vinification. On est dans l'inconnu", confie le viticulteur avec 25 ans de métier derrière lui.

Depuis deux semaines que brûle le massif du Gros Bessillon, dans l'arrière-pays provençal, le feu s'est dangereusement approché de ses 25 hectares de vignes.

Grégory Guibergia a décidé d'opter pour une "vendange parcellaire", c'est-à-dire récolter et vinifier chaque parcelle indépendamment, pour tenter de sauver ce qui peut l'être.

Sa hantise : voir son vin déclaré "impropre à la consommation", et devoir renoncer à près de 90.000 bouteilles mises en vente.

-prélèvements -

Depuis plusieurs jours, des prélèvements sur les baies de raisin sont effectués autour du massif Gros Bessillon où le feu a parcouru plus de 6.000 hectares depuis le 21 juilet et n'est pas encore fixé, même s'il est sous contrôle des pompiers.

"Un contact d'une heure ou deux suffit pour engendrer un phénomène de glycosylation, liant la fumée aux sucres du raisin, et ce goût de fumée va se révéler uniquement après la fermentation", explique le consultant œnologue Clément Prélat.

"Il y a très peu de moyens de traiter ces goûts de fumée mis à part certains traitements qui sont assez brutaux pour le vin", poursuit l'expert au sein du cabinet d'agronomie provençale, une structure qui conseille la plupart des domaines de Correns.

"Gel, grêle, on sait faire, mais pas l'incendie ", soupire Lucie Demirdjian, à la tête du Domaine de Mercandine, dans le village voisin de Pontevès.

Avant d'envisager les vendanges, vers le 12 août, elle est dans l'attente des résultats du laboratoire d’oenologie qu'elle a mandaté pour effectuer des prélèvements.

"On peut détecter le précurseur de goût de fumée en amont", explique l'ingénieure agronome. Avec les feux, elle a perdu "11 hectares sur 18" et ne souhaite pas engager de frais inutiles si sa récolte est vouée à la destruction.

Selon les taux relevés, "le charbon actif peut lever le goût de fumée sur le rosé et le blanc" contrairement au vin rouge où "le jus macère", assure le président de la coopérative des Vignerons de Correns, Fabien Mistre, s'appuyant sur des techniques testés par des viticulteurs en Occitanie après le mégafeu dans le massif des Corbières l'été dernier.

- jambon fumé -

Au Centre du Rosé, pôle de recherche et d'expérimentation situé à Vidauban (Var), les experts rappellent que seuls une centaines d'hectares de vignes ont été touchés, principalement sur les communes de Cotignac, Pontevès et Correns, alors que le Var compte plus de 30.000 hectares de vignoble. Sixième département viticole de France et premier producteur de rosé, la vigne y constitue la première richesse agricole.

Les parcelles déclarées "impropres à la consommation" sont uniquement celles contaminées par le retardant, ce produit chimique rouge utilisé pour freiner la propagation des flammes, explique Grégori Lanza, ingénieur agronome chargé de projets en œnologie au Centre du rosé.

D'autres vignes pourront produire des vins marqués par un goût de fumée en raison du simple contact avec l'air saturé d'odeurs de bois brûlé. "C'est un goût qu'on ne recherche pas dans les vins, donc même s’ils sont consommables, il ne seront pas commercialisés", prédit-il.

En "termes dégustatifs, c'est comme du jambon fumé", explique Fabien Mistre. Le vigneron bio exclut, pour le moment, l'idée de mettre de tels breuvages en vente.

I.El-Hammady--DT