Dubai Telegraph - Trois ans de prison requis contre l'"ennemi public n°1 des balances"

EUR -
AED 4.237681
AFN 75.575697
ALL 92.940333
AMD 421.656142
AOA 1058.122213
ARS 1728.956202
AUD 1.633787
AWG 2.077011
AZN 1.945226
BAM 1.955597
BBD 2.323358
BDT 142.405188
BHD 0.434964
BIF 3448.416033
BMD 1.153895
BND 1.477446
BOB 13.698575
BRL 5.892632
BSD 1.15348
BTN 110.034939
BWP 15.57038
BYN 3.419918
BYR 22616.341608
BZD 2.320009
CAD 1.608143
CDF 2619.917771
CHF 0.935353
CLF 0.026801
CLP 1054.82155
CNY 7.786026
CNH 7.783968
COP 3623.980269
CRC 523.056928
CUC 1.153895
CUP 30.578217
CVE 110.253532
CZK 24.246391
DJF 205.418634
DKK 7.475866
DOP 67.263004
DZD 153.32836
EGP 57.978842
ERN 17.308425
ETB 186.588492
FJD 2.551207
FKP 0.853163
GBP 0.854863
GEL 3.011187
GGP 0.853163
GHS 13.571588
GIP 0.853163
GMD 84.816206
GNF 10129.946354
GTQ 8.800085
GYD 241.584872
HKD 9.053789
HNL 30.918784
HRK 7.535739
HTG 150.824312
HUF 364.485455
IDR 20573.947493
ILS 3.461731
IMP 0.853163
INR 110.028559
IQD 1511.142822
IRR 1586288.276314
ISK 142.206313
JEP 0.853163
JMD 182.501018
JOD 0.818185
JPY 183.741653
KES 149.210113
KGS 100.907683
KHR 4673.513894
KMF 491.559225
KRW 1629.997786
KWD 0.356542
KYD 0.9613
KZT 537.975699
LAK 26026.292929
LBP 103298.655603
LKR 385.739878
LRD 208.208344
LSL 18.719353
LTL 3.407152
LVL 0.69798
LYD 7.356235
MAD 10.687188
MDL 20.036916
MGA 4963.483733
MKD 61.513602
MMK 2422.530647
MNT 4148.022534
MOP 9.32273
MRU 46.106204
MUR 54.27904
MVR 17.827624
MWK 2000.191954
MXN 19.759816
MYR 4.72185
MZN 73.739592
NAD 18.719353
NGN 1572.262254
NIO 42.445585
NOK 10.968631
NPR 176.051688
NZD 1.963162
OMR 0.443666
PAB 1.15348
PEN 3.899694
PGK 5.176462
PHP 70.583912
PKR 320.191096
PLN 4.297007
PYG 6868.285609
QAR 4.205063
RON 5.240181
RSD 117.359248
RUB 95.137449
RWF 1699.123269
SAR 4.322325
SBD 9.306967
SCR 15.797863
SDG 692.91888
SEK 10.965822
SGD 1.477245
SLE 28.388939
SOS 659.231431
SRD 43.560114
STD 23883.296381
STN 24.497452
SVC 10.09295
SZL 18.708459
THB 38.202042
TJS 10.629794
TMT 4.050171
TND 3.386948
TRY 55.08686
TTD 7.812357
TWD 37.209663
TZS 3052.632612
UAH 51.756417
UGX 4291.553623
USD 1.153895
UYU 46.445169
UZS 13715.573403
VES 872.07044
VND 30158.776144
VUV 137.137857
WST 3.15444
XAF 655.888779
XAG 0.017687
XAU 0.000263
XCD 3.118459
XCG 2.079029
XDR 0.815327
XOF 655.888779
XPF 119.331742
YER 275.086221
ZAR 18.677174
ZMK 10386.440091
ZMW 21.62875
ZWL 371.553713
  • AEX

    5.3400

    1118.65

    +0.48%

  • BEL20

    -23.6500

    5744.37

    -0.41%

  • PX1

    5.2400

    8731.01

    +0.06%

  • ISEQ

    -69.9600

    14208.33

    -0.49%

  • OSEBX

    13.8800

    2054.32

    +0.68%

  • PSI20

    72.3200

    9227.3

    +0.79%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -4.8300

    4388.06

    -0.11%

  • N150

    12.5200

    4328.11

    +0.29%

Trois ans de prison requis contre l'"ennemi public n°1 des balances"
Trois ans de prison requis contre l'"ennemi public n°1 des balances" / Photo: Damien MEYER - AFP/Archives

Trois ans de prison requis contre l'"ennemi public n°1 des balances"

Trois ans de prison avec incarcération immédiate ont été requis à l'encontre du détenu et créateur du groupe Telegram "Balance ta Balance", dans lequel étaient publiées des photos et des informations personnelles d'autres détenus ou d'anciens condamnés.

Taille du texte:

Suivi par plus de 20.000 personnes, ce groupe, créé en juin 2023 à la prison de Tarascon (Bouches-du-Rhône), a diffusé pendant plus d'un an des informations privées concernant une centaine de personnes, pour la plupart passées par la prison.

Ces publications comportaient de nombreux détails, tels que leur adresse, des extraits de leur dossier judiciaire ou encore leur numéro de cellule.

Incarcéré depuis l'âge de 20 ans, le créateur du groupe, Kevin M., dont le casier judiciaire comporte 13 mentions, purge actuellement une peine de 14 ans de prison, notamment pour enlèvement et vol aggravé.

Son groupe, affublé d'un smiley "balance" et d'un drapeau pirate, se présentait comme "l'ennemi public n°1 des balances".

"Les textes me font honte mais je savais que c'est ce que voulait ma communauté", a justifié le jeune homme.

Parmi les extraits projetés à l'audience, une photo d'un homme souriant en short sur une plage était accompagnée d'un long texte descriptif se concluant par: "on compte sur vous, faites le job".

"Qu'est-ce que cela signifie +faites le job+ ?", interroge le président, Guillaume Daieff. "C'était juste pour faire le buzz, c'est ce qu'attendait le public", répond le prévenu, assurant n'avoir jamais cherché à provoquer de représailles contre les "balances".

- "On m'a balancé" -

"Il n'y a pas eu de preuves de violences commises à la suite de ses publications", précise son avocate, Me Sukeyna Elachguer, qui a demandé à la cour de revoir la peine à la baisse.

"Il a voulu faire le buzz entre détenus. En prison, il ne reste que l'honneur", a-t-elle résumé.

Une victime du groupe, également détenue, a témoigné en visioconférence des conséquences de la publication d'une conversation qu'il avait eue avec un policier, décrivant l'expérience comme "le plus gros coup d'épée reçu dans sa vie".

D'autres groupes, comme "Balance ton four", ont été créés en parallèle, présentés par le prévenu comme des sortes de "filiales".

"Je me servais de la visibilité de +Balance ta Balance+", explique Kevin A., qui relayait des annonces de dealers afin de gagner de l'argent.

"C'était comme de la publicité, avec des jeux-tombolas pour gagner des stupéfiants", précise-t-il.

Dénonçant une forme de "justice privée" dans laquelle les victimes ont été "livrées à la vindicte populaire", la procureure Flore Mevel l'interroge sur sa définition du mot "balance".

"C'est quelqu'un qui veut s'en sortir, qui n'assume pas ses actes et qui dénonce ses proches", résume Kevin M. "Etes-vous incarcéré à cause d'une +balance+?", poursuit la magistrate. "Oui, on m'a balancé", dit-il.

Dans cette affaire, la plateforme Telegram n'a pas donné suite aux demandes d'aide de la justice dans un premier temps, conduisant à l'ouverture d'une information judiciaire.

Avant de finalement collaborer en septembre 2024, peu après l'arrestation de son dirigeant Pavel Durov, notamment pour la modération déficiente de sa plateforme. Dans une déclaration transmise à l'AFP, la plateforme a estimé que c'était "le processus de transmission des demandes qui était défaillant, non la réponse de Telegram à ces demandes".

La décision sera rendue le 19 mai.

H.El-Hassany--DT