Dubai Telegraph - Argentine: huit ans après, le procès du San Juan, sous-marin perdu avec 44 vies

EUR -
AED 4.224876
AFN 72.462986
ALL 96.160604
AMD 434.099231
ANG 2.058963
AOA 1054.738043
ARS 1606.038123
AUD 1.628909
AWG 2.073245
AZN 1.957787
BAM 1.959215
BBD 2.316138
BDT 141.107219
BGN 1.966056
BHD 0.434221
BIF 3416.109293
BMD 1.150205
BND 1.471035
BOB 7.974972
BRL 6.040894
BSD 1.150005
BTN 106.071837
BWP 15.680472
BYN 3.425836
BYR 22544.020924
BZD 2.312943
CAD 1.573084
CDF 2605.214492
CHF 0.906057
CLF 0.026511
CLP 1046.813004
CNY 8.001115
CNH 7.92826
COP 4260.842959
CRC 540.146332
CUC 1.150205
CUP 30.480436
CVE 111.13859
CZK 24.454509
DJF 204.414853
DKK 7.471767
DOP 70.564391
DZD 152.131445
EGP 60.230841
ERN 17.253077
ETB 181.013531
FJD 2.547595
FKP 0.868334
GBP 0.863925
GEL 3.128823
GGP 0.868334
GHS 12.519984
GIP 0.868334
GMD 84.515954
GNF 10093.05076
GTQ 8.814443
GYD 240.721742
HKD 9.006578
HNL 30.561304
HRK 7.539937
HTG 150.724067
HUF 391.404502
IDR 19517.831177
ILS 3.591441
IMP 0.868334
INR 106.132132
IQD 1506.768745
IRR 1519478.512409
ISK 143.211796
JEP 0.868334
JMD 180.895354
JOD 0.815474
JPY 183.113233
KES 148.840282
KGS 100.58578
KHR 4622.10278
KMF 493.437605
KPW 1035.184626
KRW 1714.570528
KWD 0.353216
KYD 0.958279
KZT 555.322921
LAK 24700.655091
LBP 103000.87101
LKR 358.097383
LRD 210.775166
LSL 19.277199
LTL 3.396257
LVL 0.695748
LYD 7.3728
MAD 10.806191
MDL 20.009056
MGA 4779.102216
MKD 61.709926
MMK 2415.019418
MNT 4107.710362
MOP 9.274449
MRU 46.140499
MUR 53.806333
MVR 17.782217
MWK 1997.906655
MXN 20.371795
MYR 4.520887
MZN 73.509782
NAD 19.277204
NGN 1571.67499
NIO 42.235365
NOK 11.132226
NPR 169.721992
NZD 1.964872
OMR 0.442264
PAB 1.150015
PEN 3.943482
PGK 4.948754
PHP 68.636185
PKR 321.223553
PLN 4.272265
PYG 7464.01199
QAR 4.190485
RON 5.09484
RSD 117.426723
RUB 93.449256
RWF 1678.149313
SAR 4.316316
SBD 9.261061
SCR 16.378688
SDG 691.272965
SEK 10.749024
SGD 1.470163
SHP 0.862952
SLE 28.293004
SLL 24119.239327
SOS 657.347107
SRD 43.214935
STD 23806.924333
STN 24.844431
SVC 10.06263
SYP 127.126407
SZL 19.277227
THB 37.243559
TJS 11.039641
TMT 4.031469
TND 3.35973
TOP 2.769417
TRY 50.804333
TTD 7.798663
TWD 36.812088
TZS 2996.284814
UAH 50.697321
UGX 4341.606456
USD 1.150205
UYU 46.751909
UZS 13923.233407
VES 513.274734
VND 30238.893372
VUV 137.524572
WST 3.146058
XAF 657.108248
XAG 0.014306
XAU 0.00023
XCD 3.108487
XCG 2.072531
XDR 0.819555
XOF 661.945035
XPF 119.331742
YER 274.323586
ZAR 19.240229
ZMK 10353.228016
ZMW 22.395236
ZWL 370.365589
  • AEX

    6.1100

    1007.8

    +0.61%

  • BEL20

    19.4200

    5128.99

    +0.38%

  • PX1

    24.5300

    7935.97

    +0.31%

  • ISEQ

    -60.7300

    12332.85

    -0.49%

  • OSEBX

    20.6300

    1966.63

    +1.06%

  • PSI20

    -13.7200

    9129.84

    -0.15%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    50.3600

    3780.46

    +1.35%

  • N150

    10.3900

    3858.76

    +0.27%

Argentine: huit ans après, le procès du San Juan, sous-marin perdu avec 44 vies
Argentine: huit ans après, le procès du San Juan, sous-marin perdu avec 44 vies / Photo: Alfonsina Tain - AFP/Archives

Argentine: huit ans après, le procès du San Juan, sous-marin perdu avec 44 vies

"On ne sait toujours pas pourquoi". Plus de huit ans après le drame, les familles de 44 marins argentins morts dans le naufrage de leur sous-marin espèrent un début de justice, ou d'explication, au procès qui s'ouvre mardi à Rio Gallegos.

Taille du texte:

Loin au large, à plus de 500 km de cette ville battue par les vents incessants de l'extrême sud de l'Argentine, repose par 900 m de fond dans l'Atlantique sud l'équipage du "San Juan", disparu en novembre 2017, et localisé un an plus tard. Sur le front de mer, un monument en forme de sous-marin porte leurs noms.

Le San Juan, sous-marin d'attaque de type TR-1700, avait appareillé sept jours plus tôt du port d'Ushuaia, pour regagner sa base de Mar del Plata (sud de Buenos Aires). Le 15 novembre, il signalait une panne électrique et un début d'incendie. Son dernier message.

Sa disparition, plus lourde perte de la marine argentine en temps de paix (hors Guerre des Malouines) avait bouleversé le pays, et mobilisé les navires d'une dizaine de pavillons en une vaste opération de recherche de plusieurs semaines.

Une interminable année plus tard, une firme américano-britannique d'exploration maritime, Ocean Infinity, l'avait finalement localisé, sur un fond accidenté de canyons, avec sa coque déformée, enfoncée.

- Renflouage exclu -

Si la genèse exacte de l'avarie n'a pas été élucidée, "quelle que soit la cause, le sous-marin a implosé", avait déclaré le ministre de la Défense de l'époque, Oscar Aguad. Le San Juan de fabrication allemande, construit en 1983, n'était pas conçu pour descendre au-delà de 300 mètres.

Une hypothèse est une défaillance de valve, qui aurait permis une entrée d'eau dans le compartiment des batteries, entraînant un incendie puis une explosion. Mais pour confirmer, il faudrait renflouer les débris, opération complexe qui n'a jamais été sérieusement envisagée, observent les familles.

"C'est très difficile de condamner quelqu'un pour un délit quand on ne sait pas vraiment ce qui s’est passé. Le procès pourrait finir en acquittement", avertit à l'AFP Luis Tagliapietra, avocat mais aussi père d'Alejandro, 27 ans, l'un des marins tués dans la catastrophe.

Quatre ex-haut gradés de Marine sont jugés: les anciens chefs de l'instruction, de la force sous-marine, le chef d'état-major du commando sous-marins, et l'ex-chef des opérations.

Poursuivis pour manquement au devoir de fonctionnaire et de leur charge, sinistre par négligence ayant causé la mort, ils comparaissent libres, mais encourent de 1 à 5 ans de prison. Certains ont déjà été sanctionnés en cour martiale, l'un destitué.

Mais les grands absents du procès, qui pourrait durer jusqu'en juillet (à raison d'une semaine sur deux), sont les familles, vivant pour la plupart loin en Argentine, et sans moyens de se rendre à Rio Gallegos, à plus de de 3 heures de vol de Buenos Aires.

"Ils ne peuvent même pas se payer des photocopies, alors imaginez un avion et l'hébergement ! Mais l'important, c'est d’être arrivés au procès", explique à l'AFP l'avocate Valeria Carreras, qui représenter 34 familles.

- Au moins, la visibilité -

"Ce sont des gens sans pouvoir, sans argent, sans nom, et ils se sont sentis comme des moins que rien pendant ces huit ans. C'est pour ça qu'il y a des attentes: cette visibilité est importante pour que l'oubli, le temps, ne soient pas complices de l'impunité", a-t-elle ajouté.

Dans les mois suivant le naufrage, les familles de l'équipage (43 hommes et une femme) avaient mené une intense campagne de pression sur les autorités pour connaître le sort du sous-marin.

Elles ont affirmé avoir fait l'objet de filatures, d'écoutes, d'intimidations. L'ex-président libéral Mauricio Macri (2015-2019) a même été inculpé pour espionnage illégal, avant un non-lieu prononcé en 2022.

Ni Macri, ni son ministre de la Défense d'alors ne figurent parmi quelque 90 témoins cités. Mais Me Carreras espère qu'une instruction distincte, en cours dans une autre juridiction, mais quasi-paralysée faute de moyens d'expertise, "remontera des lignes de commandement jusqu'à Macri".

"Il y a eu de nombreuses défaillances avant le naufrage, des commandements à terre n'ont pas pris de décisions adéquates, mais on ne sait toujours pas pourquoi il a coulé", souffle Luis Tagliapietra. "Il y a de la résignation chez des proches", concède-t-il. "Moi, je continue de me battre, c'est la promesse que j'ai faite à mon fils".

D.Al-Nuaimi--DT